14/11/2014 – 21h00 Montpellier (Lengadoc-info.com) – L’insécurité liée au phénomène des bandes de « jeunes » semble se généraliser dans la région et ne touche désormais plus uniquement les grandes villes et les quartiers sensibles. Désormais, aucun territoire ne semble à l’abri de cette forme de violence.
Ainsi récemment à Pomerols, petit village héraultais entre Florensac et Mèze, un groupe d’individus passe toutes les nuits à « zoner » au centre de la cité, en consommant alcool et drogue en grande quantité. Le résultat ne se fait pas attendre : tapage nocturne, dégradations diverses contre le mobilier urbain et les voitures stationnées.
Un cas qui est loin d’être isolé. Dans les Cévennes, à Alès, les riverains et commerçants de la rue du Commandant Audibert se plaignent de vivre dans une zone de non-droit. Là encore, une vingtaine de « jeunes » semble faire la loi dans le quartier avec les mêmes conséquences qu’à Pomerols.
Face à ce phénomène, les habitants se sentent souvent bien seuls. Les policiers semblent inefficaces malgré les patrouilles. Dès qu’une personne appelle la police, les jeunes disparaissent avant l’arrivée des agents sur place. Alors parfois les habitants excédés décident d’agir. Ainsi il y a un mois et demi, à Villeneuve-lès-Béziers, 80 personnes ont envahi le conseil municipal pour protester contre les « incivilités » et les trafiquants de drogue. Ce mardi, à Alès, c’est le patron du tabac de la rue Commandant Audibert qui a sorti une arme après que sa boutique ait été caillassée. Il a été placé en garde-à-vue avant d’être relâché.
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